Dites-moi...
... quelle est votre part de présence sur les réseaux sociaux en rapport avec le jardinage ?
Parvenez-vous à limiter le temps que vous y consacrez ?
Qu'en retirez-vous ?
Par rapport aux réseaux sociaux, on peut observer toutes sortes d'attitude. Il y a ceux et celles qui les rejettent en bloc sans même en avoir fait l'expérience
simplement parce qu'ils ont entendu qu'ils pouvaient être source de conflits, de temps perdu.
Pour ce qui est des conflits, je ne peux qu'approuver car j'ai connu des moments de "grand chahutage" et un conseil, dans ces cas-là, c'est de faire du tri et
de vous séparer des personnes toxiques.
Pour ce qui est du côté chronophage, j'acquiece aussi. Il faut une grande discipline et se mettre des priorités pour ne pas tomber dans le piège de
devenir accro aux moindres réactions de vos "amis". Personnellement, je me dis que le plus important en matière de jardinage, c'est quand tu es les mains
dans la terre et que tu oeuvres à améliorer ton jardin. Ca ne sert à rien de partager les publications d'autres, voire d'images trafiquées par AI si toi-même,
tu n'es pas capable de réaliser quelque chose de beau, de cultiver, de prendre soin,...
Dans ma tête, les priorités "jardin" sont bien claires :
1. travail dans la terre, sur le terrain, réflexions liées aux tâches futures...
2. le blog : mon lieu privilégié de partage. je le préfère aux réseaux car je peux y développer des articles plus long.
3. Facebook : lieu de partage de belles photos. J'insiste sur le mot "belles"; j'aime donner l'envie de jardiner et l'envie est plus importante si la photo est de qualité.
Chaque jour, je publie 2 ou 3 photos que je classe dans des albums (mon côté ordonné pour ce qui traite du jardin).
Je suis ravie si une photo suscite un certain enthousiasme mais je sais bien que le nombre de like ne veut rien dire. Soyez absent un mois ou deux des réseaux et votre
popularité retombe bien vite à zéro.
Non, ce qui m'intéresse, ce sont les commentaires constructifs qui en découlent, l'interaction. Je mets d'ailleurs toujours un point d'honneur à légender de manière très
précise comme je le fais ici et dans mes livres. Rien de plus frustrant que de voir passer une photo qui vous interpelle et de ne pas savoir de quoi il s'agit.
4. Instagram : je le garde pour publier une photo de temps en temps et garder le contact avec certains lecteurs mais je n'arrive pas à y adhérer.
Voilà pour les côtés négatifs mais si je devais convaincre quelqu'un qui n'y est pas encore (cela fait des années que j'essaie de convaincre Monsieur X), je lui
dirais que les échanges entre jardiniers peuvent être d'une richesse inouïe. Si l'on est conscient des dérives des réseaux et qu'on les utilise de manière efficace et intelligente
(n'oubliez pas que si vous publiez des photos ou des statuts en rapport avec votre vie privée, après, il vous reste à assumer), ils peuvent être sources
de belles amitiés qui n'auraient pu exister sans cela. Ce fut le cas pour Titty (Tiziana Sanna). On s'est d'abord connues via nos blogs respectifs et puis, je l'ai
convaincue de venir sur Facebook et aujourd'hui encore, elle m'en remercie !
L'avantage des réseaux sociaux, c'est la facilité avec laquelle vous pouvez communiquer et partager des photos. Pour les jardiniers, c'est aussi un moyen d'apprendre et de
partager plein d'expériences intéressantes. il suffit de voir comment fonctionne le groupe "Seeds of Love"... Besoin d'une identification, d'un conseil, d'une variété de graines
introuvables ? Il y a toujours quelqu'un pour vous venir en aide.
Pour les commerçants, c'est devenu un outil indispensable pour faire la promo de leurs produits et d'ailleurs, vous les remarquerez bien plus présents quand ils ont quelque
chose à vendre ou un événement à venir. D'autres et ils sont peu nombreux, ont fait le choix de s'en passer. Et c'est le cas depuis peu de mon amie Marijke et de sa
pépinière , Alma Horta. Elle en explique les raisons ici :
Ceux qui la suivaient sur Facebook et Instagram ne doivent pas s'en désoler car on y gagne un blog qui sera, je n'ai aucun doute, de qualité.





