Dites-moi...
... avez-vous déjà reçu des mauvaises herbes en cadeau avec les plantes des copines ?
Vous a-t-on déjà reproché d'avoir infesté leurs jardins ?
Vérifiez-vous toujours l'état des plantes qu'on vous offre, qu'on vous vend ?
L'an passé, Fabienne disait sur Facebook qu'elle avait beaucoup de mal à cultiver l'Eupatorium rugosum 'Chocolate'.
Chez moi, elle se plaît beaucoup. j'en ai à deux endroits et les touffes grossissent assez vite et je me suis empressée d'en diviser une à l'automne.
Malheureusement, j'ai choisi de déterrer celle qui se trouve dans mon massif jaune-pourpre. Vous savez celui qui est infesté d'herbes aux goutteux et de lysimaques pourpres !
Il y a quelques semaines, elle me montre cette photo sans rien dire :
Ma première réaction, ça a été de me dire : tiens, elle a les mêmes envahisseurs que moi ! Et puis, j'ai compris quand j'ai vu la petite pousse d'eupatoire au milieu !!!
Aaaaargh ! La honte ! Comme j'étais gênée de lui avoir refilé ces saletés !
A ma décharge, à cette période de l'année, aucune des deux n'était vraiment apparente.
Heureusement, Fabienne scrute ses massifs avec attention et elle a pu agir avant la catastrophe !
C'est là que j'ai réalisé qu'il fut un temps où je n'avais pas un seul égopode dans mon jardin puis j'ai fait des échanges et un jour, sans l'avoir vu venir, je fus dépassée !
Les partages de plantes font partie des meilleurs moments dans la vie d'un jardinier mais il doit être vigilant. Il doit ausculter ce qu'on lui offre et scruter comme Fabienne, le moindre signe d'indésirables.
Parfois, les surprises peuvent aussi s'avérer excellente. C'est ainsi qu'en 2014, j'achetais chez Stéphane, alias Asterman, un Aster Monte Cassino que je décidais de cultiver en pot. Je le laissais toute l'année dans ma nursery pour le sortir à l'automne et l'insérer dans mes massifs. Et ce n'est que l'an passé, en juillet que j'ai remarqué qu'une autre plante s'était invitée à son pied. Je reconnus immédiatement le feuillage de géranium mais cette fleur toute petite et délicate ne m'était pas familière.
Après quelques discussions intéressantes sur FB et avec l'aimable contribution de Dominique Evrard, on a conclu qu'il devait s'agir d'un Geranium Shikokianum dont Stéphane avait à l'époque un pied pas loin.
Ce printemps, il était suffisamment développé pour que je puisse le séparer de l'aster. Je vais encore le laisser une saison, tranquille en pot. Ce petit bijou mérite un traitement de faveur.
Alors, je suis allée faire un tour dans ma nursery. L'autre jour, j'ai demandé à Bruno de diviser mon Hakonochlea devenu un peu à l'étroit dans son pot.
Et voici ce que l'heureux futur propriétaire recevra :
J'y ai reconnu des semis spontanés de Geranium nodosum Geranium phaeum, Erigeron karvinskianus et Atriplex hortensis !







