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    ... avez-vous des pivoines ? Herbacées ou arbustives ?

    Quels sont les soins que vous leur apportez ?

     

     

    Il y a deux semaines, à Gardener's World  on voyait Monty planter une pivoine (regarder à partir de 10:00) :

     

     

    et il y expliquait clairement qu'il y avait trois types de pivoines :

    - les arbustives, qui doivent être enterrées profondément,

    - les pivoines herbacées, qui, elles seront juste plantées au ras du sol (mieux vaut trop haut que trop profond)

    - et les pivoines intersectionnelles, appelées aussi Itoh qui sont un croisement entre les deux premières. Elles sont très robustes (pas besoin de support), fleurissent généralement plus tard mais coûtent très cher. On les plante comme les herbacées.

    Les pivoines fleurissent mieux en plein soleil. Elles peuvent accepter un peu d'ombre mais elles doivent avoir le soleil une moitié de la journée.

    Elles n'aiment pas un sol trop sec.

     

    Au jardin, je n'ai que deux pivoines, deux arbustives :

     

    Dites-moi...     Dites-moi...

    Paeonia ostii 'Feng Dan Bai'

     

     

    Dites-moi...

     

    Paeonia suffruticosa 'Shin-Kumagaii'

     

    Dites-moi...

     

    Cette dernière est devenue, au fil des ans, très imposante. Une année, au printemps, j'ai voulu la tailler pour réduire un peu sa hauteur et...

    elle n'a pas fleuri. Depuis, je n'y touche plus. Donc, si vous comptez installer une pivoine arbustive, réfléchissez bien à son emplacement et à son développement futur.

    Du rouge dans ton jardin, me direz-vous ! Ben oui, elle était censée être rose mais une erreur d'étiquetage en a décidé autrement. J'ai fini par l'apprécier et elle fleurit à une période où tout le jardin est très vert. Ca atténue son coloris assez vif.

     

    A la Roseraie, quand je suis arrivée, plusieurs pivoines étaient déjà installées.

    Dans le jardin zen, elles apportent les premières floraisons et même si elles sont très colorées (près du jardin blanc), leur floraison s'achève quand les roses prennent la relève dans leur blancheur immaculée.

     

    Dites-moi...          Dites-moi...

     

     

     

    Dites-moi...

     

     

    Dites-moi...

     

    L'originalité, c'est qu'elles ont été plantées pratiquement dans le même trou !

     

    Dites-moi...

     

    Cela a l'avantage d'avoir des floraisons qui se succèdent. On a l'impression d'une floraison ininterrompue !

    (je ne sais pas si c'était intentionnel mais en fin de compte, le résultat est génial)

     

     

    Dans le jardin médiéval, même technique :

     

    Dites-moi...     Dites-moi...

     

    Dites-moi...

     

    Parlez-moi de vos pivoines... quels soins leur apportez-vous ?

    Taille ou pas ?

    Quels tuteurs pour les herbacées ?

     

     

     

     

     


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    ... êtes-vous du genre "maniaque" dans le nettoyage de vos massifs ?

    Ou bien êtes-vous plus indulgent en laissant une chance aux semis spontanés ?

     

     

    En voyant des photos des massifs passer sur Facebook, j'ai réalisé qu'il y avait un truc très différent des miens.

    Chez eux, autour des plantes, la terre est vierge de tout semis spontanés et bien travaillée... bien propre comme ça doit être pour beaucoup de gens.

    Ca ressemblait très fort à ceci :

     

    Dites-moi...            Dites-moi...

     

     

    Dites-moi...     Dites-moi...

     

     

    Dans mon jardin, la terre nue, n'en parlons pas : on ne la voit déjà plus fin mars !

    Et la Roseraie suit le même chemin.

    Je n'ai pas envie d'une Roseraie classique comme ceci :

     

    Dites-moi...     Dites-moi...

     

     

    Dites-moi...

     

     

    Non, mon idéal, c'est le jardin de roses de Mottisfont Abbey :

     

    Dites-moi...

     

     

    Dites-moi...

     

    Le moyen pour obtenir un tel résultat, c'est surtout d'être beaucoup plus ouvert à la spontanéité.

    Et semis spontanés = spontanéité.

    Ca ne veut pas dire moins de travail au début du printemps, que non !

    Il s'agit plutôt d'un travail de reconnaissance des plantules et de réflexion,

    à savoir si je laisse telle ou telle semis spontané, si je le déplace, si je l'enlève ou pas.

    Allez, on va voir sur le terrain...

     

    Oh ! Des Reseda alba ! On laisse.

    Quelques cierges blancs en plus, ce sera joli.

     

    Dites-moi...

     

    Un ou deux Phacelia tanacetifolia et Agrostemma githago en plus, on peut bien rajouter quelques assiettes

    pour ces invités surprises. Il suffira de débarrasser une fois qu'ils auront fini de fleurir en les arrachant.

     

    Dites-moi...

     

     

    Là, je parie que d'aucuns auraient envie de donner un coup de griffe...

    Vade retro satana !!!

    Regardez-bien : c'est remplis de petits pavots somnifères !

     

    Dites-moi...

     

    Ici, on les reconnaît bien car ce sont des semis spontanés, des graines qui sont tombées des capsules l'an passé.

    Comme l'hiver a été doux, ils ont survécu et fleuriront très tôt.

     

    Dites-moi...

     

    Là, par contre, ils sont plus petits. Ce sont des semis que j'ai fait à la volée en février.

     

    Dites-moi...

     

     

    En prenant de la hauteur, ça donne ceci (photo de gauche).

    Parfois, on peut se retrouver avec un fouillis de plusieurs semis spontanés comme sur la photo de droite,

    avec des quelques pavots somnifères venus s'insérer entre les carottes sauvages.

    Dans ce cas, je laisse car j'imagine déjà la scène et ce sera fabuleux.

     

    Dites-moi...           Dites-moi...

     

     

    Justement en parlant de carottes sauvages, celles-ci, ce sont des Daucus carota 'Dara'

    qui se sont ressemées de manière très généreuse.

    Je me souviens d'avoir vu ça un jour chez Fabienne, une grande masse de carottes roses voyant au gré du vent.

    Ca me faisait terriblement languir et ce serait complètement idiot d'aller donner un coup de rasette là-dedans !

     

    On prend du recul et on regarde ce que ça donne quand on regarde le massif en entier :

     

    Dites-moi...

     

    Ok, c'est pas très net mais attendez d'ici une semaine ou deux... Vous m'envierez !

     

    Dites-moi...

     

     

    Allez, on continue notre tour et on arrive dans le jardin blanc.

    J'ai ceci devant moi.

     

    Dites-moi...

     

    Voilà comment je procède dans ma tête :

    Je commence par enlever tout ce que je reconnais comme de l'herbe (attention, pas les graminées, hein !).

    La grosse touffe d'Agastache sur la gauche, je laisse. Par contre, le petit semis spontané au milieu, je l'enlève et le mets en pot pour faire un heureux cet été.

     

    Dites-moi...

     

    Parmis les semis, je reconnais des pavots. Je laisse, ce sont des White Cloud que j'ai semés en février.

    (vous vous souvenez, ces gros pompons qui ressemblent à des pivoines ?)

    Je reconnais aussi des Orlaya grandiflora car il y en avait à peu près au même endroit l'an passé.

     

    Dites-moi...

     

    Et puis, il y a des graminées. Là, j'hésite. Ca pourrait être des Lagurus ovatus, des Panicum elegans Fountain,

    des Briza minima, à moins que ce ne soit des Melica ciliata... A ce niveau, je dois encore m'exercer.

     

    Dites-moi...

     

    Mais peu importe, dans le doute, je laisse; je ne voudrais pas me priver d'une belle association que Dame Nature aurait choisi.

    Car c'est de ça qu'il s'agit !

    La Nature fait tellement bien les choses, entend-on souvent !

    Alors, laissons-là nous guider, soyons à son écoute !

     

    Un peu plus loin, les Ammi se sont ressemés gaiement. Il y a les deux :

    Ammi visnaga, au feuillage très découpé et

    Ammi majus, aux feuilles beaucoup plus rondes et charnues.

    Ils sont très différents et d'ailleurs, j'ai été surprise de la grosse erreur du magazine Détente Jardin qui confond les deux

    dans sa dernière édition de mai-juin.

     

    Dites-moi...         Dites-moi...

     

    Toujours dans le jardin blanc, en bordure, on reconnaît à gauche un Polemonium,

    à droite du persil (super beau et surtout surprenant dans cette partie du jardin) et

    devant, des Geranium pyrenaicum.

    Ceux-là, je les enlève à l'aide d'une gouge (ils ont une racine profonde mais sont très faciles à enlever).

    Ceux-là sont éliminés car trop au bord, ils s'affaleront une fois en fleurs, à la première grosse drache.

     

    Dites-moi...

     

     

    Par contre, ceux placés en plein milieu du massif, je les laisse.

    Il apporteront une belle touche de spontanéité et joueront les "fillers" comme dans un bouquet.

     

    Dites-moi...

     

     

    Dans le massif jaune, en bordure, les Calendula 'Snow Princess' ont eu la bonne idée de revenir pile poil au bon endroit

    et ainsi, de me faciliter la tâche : pas besoin d'en ressemer.

     

    Dites-moi...

     

     

    Par contre, pour les Tagetes minuta, je vais devoir éclaircir !

     

    Dites-moi...

     

    Ca prend donc plus de temps à cette période mais après, quand les massifs seront bien denses,

    ce sera certes beaucoup moins de boulot. Il suffira juste de vérifier si une indésirable

    ne sera pas parvenue à s'immiscer ci et là.

    Tout est une question de contrôle. Rester indulgent tout en ne se laissant pas déborder non plus.

     

    Alors, chez vous, maniaque ou pas ?

     

     

     

     


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    ...vous arrive-t'il de planter par groupes de 3 (minimum) ?

     

    Un truc qui m'avait toujours frappée chez Francis Peeters à Jardin & Loisirs, était qu'il préconisait souvent de planter par groupes de 3 plantes.

    Je me disais qu'il avait bien de la chance d'avoir un grand jardin et de pouvoir se permettre cette extravagance.

    Moi, dans les 600 m², j'arrivais à peine à caser toutes mes envies en ne plantant qu'en un seul exemplaire !

     

    Dites-moi...

    Un rosier de chaque. Et je reste frustrée de ne pas pouvoir en mettre d'autres !

     

     

    Les seules plantes qui sont en doublon, voire plus, sont celles qui se plaisent tellement au point de se ressemer abondamment comme les Hesperis matronalis, les Linaria pourpurea, les Geranium pyrenaicum.... Et comme j'ai beaucoup de mal à les arracher, elles ont le droit de vivre leur vie au risque même de gêner les voisines.

     

    Dites-moi...

     

     

     

    A la Roseraie, je me suis retrouvée tout d'un coup dans une autre configuration. Les rosiers sont arrivés en triple exemplaire. L'intention était de faire un effet de masse bien sûr mais aussi et surtout, n'oublions pas que la Roseraie WM est un jardin conservatoire : il s'agit de garder à tout jamais, ici en Europe, des rosiers dont Warren a dû se séparer en Australie faute de place. Donc, si parmi les trois plantés, on venait à en perdre un, pas grave, il en reste toujours deux.

     

    Dites-moi...

    Les rosiers sont encore jeunes mais ainsi plantés par trois, ils forment déjà des ensembles bien lisibles

     

     

    Pour les vivaces, j'ai commencé par planter les bordures et là, j'ai pu m'amuser à faire de longues allées bordées exclusivement de Ballota pseudodictamnus, de Salvia 'Caradonna', de Geranium sanguineum striatum, de Geranium 'Rozanne'... 

     

    Dites-moi...

     

     

    Il faut avouer que ça en jette ! Et attendez de voir dans les prochaines semaines mes Allium 'Purple Sensation' et mes Iris germanica... Ca va être grandiose !

     

    Pour ce qui est des vivaces dans les massifs, la plupart du temps, je plante en un seul exemplaire car vous n'allez pas me croire, il y a tellement de variétés que je voudrais tester que la Roseraie ne sera pas assez grande ! J'ai déjà comblé tous les espaces existants et si j'ai de nouvelles trouvailles à insérer à l'avenir, je devrais enlever des plantes en doublon.

    Ce sont surtout les petites vivaces que j'ai planté en groupes, surtout celles issues de semis car elles ne m'ont rien coûté et que je pouvais bien me permettre d'en planter trois.

    Dites-moi...     Dites-moi...

     

    Ancolies et oeillets

     

    Dites-moi...

    Potentilles

     

     

    Dites-moi...

    Bordure composé de Polemonium pauciflorum, de plantains pourpres et de stipas,

    le tout issu de semis.

     

    Car c'est aussi de ça qu'il s'agit : le coût ! Nos budgets jardins sont déjà tellement conséquents qu'acheter une plante rare en triple, revient à faire une énorme folie au détriment d'autres achats de plantes. Vous vous imaginez à une fête des plantes, de prendre trois heuchères, trois épimediums et trois geraniums et de devoir se dire stop, j'ai tout dépensé avec seulement trois nouvelles variétés au jardin ?

     

     

     


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    ... quel système avez-vous adopté pour retenir tous les noms des plantes que vous avez au jardin et leur emplacement ?

    En plus de ces listes, plans, dessins... avez-vous opté pour un système d'étiquetage ? Lequel ?

     

     

    Pour mon propre jardin, j'ai pratiquement tenu à jour depuis le début, des "plans" de chaque massif avec le nom des plantes inscrit à son emplacement.

    Au crayon pour les vivaces, ce qui me permet d'effacer régulièrement et de remplacer, les plantes qui meurent ou ne donnent pas satisfaction à cet endroit.

    Autrefois, il s'agissait de feuilles volantes mais depuis quelques années, j'ai opté pour un beau grand carnet Paper Blanks afin de ne plus égarer de feuilles.

     

    Dites-moi...

     

    C'est un carnet que je garde pour moi visualiser un massif entier et aussi pour me rappeler le nom précis d'une plante.

     

    Pour la Roseraie, il fallait trouver une solution plus "montrable".  Pas le temps de faire des plans de pro, il fallait du pratique à la fois pour moi mais aussi pour les visiteurs car ces plans seraient apposés sur des espèces de pupitres faisant face aux différents massifs.

    J'ai commencé la première année par indiquer l'emplacement des rosiers, plantés en groupes de trois.

     

    Dites-moi...

     

     

    Implanter un système d'étiquetage dans les massifs était impensable pour plusieurs raisons :

    - en grandissant, les rosiers auraient rendu les étiquettes invisibles.

    - comme j'aime planter "dense", il y aurait eu des centaines d'étiquettes sur un espace restreint; on n'aurait plus vu que ça !

    - comme il s'agit d'un espace public, il était possible que certaines "disparaissent".

     

     

    Ensuite, sont venus s'ajouter les noms des vivaces. Je ne connais pas d'autres roseraies où c'est le cas mais je me suis dit que toutes ces associations que je chéris tant pourraient aussi intéresser les visiteurs. C'est très frustrant de voir une plante, d'avoir très envie de la planter chez soi mais de ne pas pouvoir l'identifier.

    Alors, le même plan est devenu ceci :

     

    Dites-moi...

     

    Avec toutes les vivaces implantées, ça devient compliqué et je pense que de l'emplacement des rosiers, je ne vais plus garder que les numéros.

    Je vais effacer les points qui indiquaient les emplacements des rosiers et les triangles qui regroupaient les trois rosiers d'une même variété.

    Il y a des massifs plus grands encore où là, ce fut un vrai casse-tête pour parvenir à indiquer tous les noms des plantes :

     

    Dites-moi...

     

    Dites-moi comment vous procédez dans votre jardin...

    Et aussi, quand vous visitez un jardin, avez-vous besoin de pouvoir lire le nom de chaque plante ?

     


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    ... combien de roses anciennes avez-vous au jardin ?

    Est-ce que le fait que la plupart soient non remontantes est un frein pour vous ?

     

     

    La semaine passée, sur BBC2, ils repassaient un épisode de Great British Garden Revival, une série sur les plantes en voie d'extinction.

    Et les roses anciennes en font partie si on considère qu'on en n'a gardé que 10 % depuis les années 1900 !

     

     

    De plus en plus, les jardiniers veulent tout : des rosiers sains, très florifères, très parfumés et surtout... très remontants.

    Alors, quand tu leur montres un rosier ancien, après es Oh et les Ah d'exclamation devant tant de beauté, la première question qui fuse est : est-il remontant ?

    Et là quand tu leur dit que non, qu'il ne fleurira que pendant un bon trois semaines en juin (pour la plupart des rosiers anciens), ils balaient ta suggestion d'une geste de la main et avec une moue qui te fait comprendre : ça va pas la tête ? Tu ne penses tout de même pas que je vais me contenter de ça ?

    Pareil : on me demande souvent : je veux un liane qui sent très bon, qui soit très sain, pas trop épineux, qui fleurisse tout le temps et aussi qui ne salisse pas trop ma terrasse en fanant. Qu'est-ce que tu proposes ? J'ai envie de répondre comme Marie-Rose l'a fait un jour : achetez des roses en plastique !!!

    Mais comme je suis très patiente (à l'école de moins en moins, j'espère qu'il n'en sera pas de même avec les jardiniers !), je commence par faire la distinction entre rosier liane et rosier grimpant, ce que les gens confondent souvent. Je vois déjà leurs mines déconfites quand je dis que liane rime avec non-remontant.

    Bref, arriver à faire planter des rosiers non-remontants devient un challenge presque insurmontable. Même quand je leur dis qu'ils passent à côté de vraies splendeurs en se fermant aux rosiers anciens.

    Je n'ose imaginer mon jardin sans...

     

    Dites-moi...            Dites-moi...

                                                                        Cardinal de Richelieu                                                                    Duchesse de Montebello

     

     

    Dites-moi...

    Celsiana

     

     

    Dites-moi...            Dites-moi...

                                                                            Cuisse de Nymphe                                                                        

     

     

    Dites-moi...

    Fantin Latour

     

     

    Dites-moi...            Dites-moi...            

                                                                               Raubritter                                                                           Charles de Mills

     

     

    Dites-moi...

     Félicité Parmentier

     

     

    Dites-moi...

    Tuscany Superb

     

     

     


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