• Dites-moi...

     

     

    ... alors que la période de plantation des rosiers à racines nues s'achève,

    avez-vous enterré ou non le point de greffe ?

    Avez-vous toujours pratiqué de la même manière ?

    Avez-vous suivi les recommandations du rosiériste, des encyclopédies,

    du monsieur de la tv ou autre ?

    Avec le recul, quel bilan pouvez-vous en tirer ?

     

     

    Ici, sur les conseils de nos rosiéristes, on a toujours bien enterré le point de greffe. J'ai toujours trouvé cela plus simple que de devoir les buter avant l'hiver.

    En dehors de la protection du rosier contre le gel, il m'est toujours apparu évident que le fait de bien l'enterrer à la plantation lui garantissait une meilleure stabilité face au vent et aussi une plus grande longévité car la plantation plus profonde lui permet d'émettre plus de racines. Et donc, une meilleure protection aussi contre les mulots.

    En enterrant suffisamment le rosier, il va émettre de nouvelles racines, ses propres racines et éliminer peut-être peu à peu celles du porte-greffe. On parle alors d'affranchissement du rosier.

    Aux détracteurs de cette méthode qui affirment que si on l'enterre, le point de greffe émettra des gourmands, je répondrai que sur plus de 200 rosiers, cela n'est arrivé qu'une seule fois, sur Blanc Double de Coubert. Pour moi, les rosiers qui vont se mettre à drageonner de partout est un mythe.

    Je ne vois donc pas d'avantage à laisser le point de greffe apparent... Eclairez-moi !

     

    Pour étayer mes propos, voici trois avis qui vont dans le même sens.

    Tout d'abord, je vous propose de réécouter les bons conseils de Daniel Schmitz à ce sujet :

     

    Dites-moi...

     

     

    Des propos résumés par Marie-Noëlle qui a suivi attentivement l'un de ses cours :

     

    Dites-moi...

     

     

    Quand j'ai interrogé Marie-Rose Foucart sur la question, voici ce qu'elle m'a répondu : "

    "Vaste  Débat !

    Nous avons depuis toujours dit aux clients d’enterrer le point de greffe de quelques centimètres. Pour certains, c’est difficile de l’admettre : beaucoup (trop) de livres  sont écrits par des personnes du sud de la France. Alors je réponds que bien souvent ces livres disent aussi - si on lit jusque au bout- qu’il faudrait  butter les rosiers avant l’hiver.

    Certains disent qu’il y a plus de sauvageons qui repoussent ??? j’y crois difficilement,  mais c’est vrai qu’il est plus difficile de les couper car on doit alors soulever la terre.

    Il y a quelques années ou l’hiver a été plus rude (-15°  dans le jardin), quelques rosiers ont été sauvés par la protection de quelques centimètres de terre.  

    On a aussi entendu dans les médias que dans les régions plus froides, enterrer le point de greffe était necessaire. En rencontrant des alsaciens,  ils m’ont dit que lorsqu’ils achètent des rosiers en Allemagne ou en Suisse,  on leur dit le plus souvent d’enterrer le point de greffe.

    Je reste consciente que 2 théories existent.  Selon la région où les rosiers sont plantés, il faut s’adapter."

     

    C'est aussi l'occasion de vous resservir ce post de mon ami suédois, Hakan, dont on apprécie tellement les belles photos de roses sur Facebook :

     

    Dites-moi...

     

     

    Chez David Austin, on préconise également d'enterrer le point de greffe (5 à 7 cm).

     

    Dites-moi...

     

     

    Paul Zimmerman est un rosiériste américain très connu. Ses articles, conférences et vidéos font référence. En voici une où il explique que, quel que soit l'endroit où vous habitiez, une plantation bien profonde assure une bonne stabilité au rosier. (pas besoin de comprendre l'anglais, c'est assez éloquent)

     

     

     

    Pour ce qui est de l'autre école, voici quelques exemples aussi.

     

    Sur le site des roses d'André Eve, si on suit les conseils de plantation de J.R. Faliu, on ne doit surtout pas enterrer le point de greffe mais il n'est pas précisé pourquoi on doit agir ainsi.

     

    Dites-moi...

     

     

     Chez Delbard et chez Meilland, on conseille de les enterrer 2 cm en dessous du niveau du sol.

    Notre ami, David, a récemment prodigué ses conseils au travers de petites vidéos très sympa pour Gamm Vert.

    Il n'a pas encore abordé la plantation des rosiers en terre mais en pot, oui et dans le style vieille école puisqu'on laisse le point de greffe apparent.

     

    Dites-moi...

     

     

    Il ne s'agit pas dans ce "Dites-moi" de venir s'opposer mais bien de faire part aux autres de sa propre expérience. Alors, je suis impatiente de vous lire... comme chaque dimanche d'ailleurs.

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 3 Avril à 06:42
    catherine

    je viens d'écouter Daniel, il préconise d'enterrer le rosier à 20 cm ! je suis perplexe, mais il s'agit de rosiers en pot, et ceux en racines? je viens de recevoir hier de chez lui  Joyeuse farandole et Social Butterly, je vais enterrer le point de greffe, comme c'est apparemment préconisé un peu partout, et je vais recouvrir (butter) ceux que j'ai planté en automne (de chez Daniel et Mela Rosa)

    Par contre avant de connaitre ce truc, je ne le faisais jamais, en Bretagne sud il ne gèle pas fort, et tous mes rosiers sont toujours restés bien vivants et bien fleuris, mais ce que je remarque, le renouvellement des branches basses est très aléatoire, presque proche de nul sur certains rosiers, y a t'il une causalité?

    Il est trop tard pour que j'enterre le point de greffe sur ces rosiers d'une douzaine d'années, dommage!

    je vais revenir lire ici tous les commentaires, c'est un sujet très intéressant, bon dimanche, Isabelle, bises

    2
    Dimanche 3 Avril à 08:04
    Laurence

    En voilà un sujet intéressant sur lequel il y a bien des choses à dire ! Je vais essayer de faire un résumé de mon expérience.
    Comme je n'y connaissais rien à ce moment-là, les tous premiers rosiers plantés il y a 13 ans, l'ont été sans faire attention si le point de greffe été enterré ou non. Résultat : les 3/4 de ces rosiers ont disparu du jardin car dans ma terre humide, les fortes gelées font bien de dégâts.
    Par la suite, on a enterré le point de greffe d'environ 5 cm sous le sol, ce qui permet, entre autre, que les rosiers sont moins ballottés au vent. Mais ce n'est pas pour ça que certains ont mieux résisté à l'hiver 2013 car plein de sujets ont vu leur écorce éclater au-dessus du point de greffe à cause du gel. Résultat : j'ai tout une série de rosiers qui ont perdu beaucoup de tiges, qui en perdent encore à l'heure actuelle et qui ont bien du mal de refaire de nouvelles tiges.
    Depuis quelques années, on enterre le point de greffe beaucoup plus profondément et il semblerait que ces rosiers se portent bien mieux que les autres ! 
    Conclusion : je suis POUR l'enterrement assez profond du point de greffe, je n'en vois que des avantages !
    Bon dimanche, Isa !

    3
    Dimanche 3 Avril à 08:34
    David

    Coucou,

    oh bah je ne pensais pas être cité un jour dans les conseils de pros ;-)

    Pour la vidéo en pot si j'avais du enterrer le point de greffe de 20 cm ... ce n'est plus uin pot qu'il m'aurait fallu c'est un tuyau d'1m50 he de plus je préconise sur l'autre vidéo de mettre un voilage l'hiver pour protéger le pot et les racines et donc le point de greffe

    Pour la plantation, j'ai testé l'enterrement de 15-20cm comme Daniel le préconisait avec le recul de 2 ans je reviens en arrière.
    - impossible à faire sur les rosiers achetés ailleurs qui ont été retaillés court comme Delbard

    - j'ai bien eu quelques drageons sur 3-4 rosiers mais bon rien de grave et ça l'aurait peut être fait dans l'autre technique

    - on m'a toujours appris que la sève prend le chemin le plus direct, c'est ce qui explique la physionomie et la morphologie des arbres érigés et qui ont le tronc qui estompe les formes  crossées après une tempête .. .bon je vais dans le compliqué là ... enfin bref, une racine formée au dessus du point de greffe si génétiquement elle est vigoureuse prendra le dessus de celles en dessous du point de greffe qui est un noeud qui bouche la sève

    - c'est dangereux en terrain calcaire et encore plus pour les rosiers rugosas qui vont souffrir de chlorose alors que sans ca il n'y a pas de soucis (j'ai le soucis avec Ballerinetta tout chlorosé ce qui ne met pas du tout sa fleur en valeur.

    - le gel du point de greffe, je n'ai jamais connu ici ... les tiges oui  ... et je n'ai jamais protégé le point de greffe. j'ai déjà du retailler court des hyb de moschata ayant gelé mais ils sont repartis ... je n'ai perdu ainsi que 'cornelia', 'Ferdinand pichard' et 'cardinal de richelieu' (et aussi '10 niccolo Paganini' de Meilland) ah oui systemeatiquement sur les rosiers tiges c'est vrai ... mais bon si j'enterre le point de greffe de la tige, il va me falloir creuser jusqu'en Australie !

    Donc aujourd'hui après avoir planté plus de 100 rosier de la sorte, je ne le fais plus ... et je ne les butte pas non plus ... zeeeeeen 

    Beau dimanche ensoleillé

    ps: hier j'ai pensé à Bruno, je suis allé à GV regarder s'il n'y avait pas de gants plus petits tongue

      • Dimanche 3 Avril à 08:37

        Bruno dit :"C'est vrai qu'avec des palmes, c'est moins pratique pour tailler les rosiers" he

      • Dimanche 3 Avril à 08:46
        David

        Sauf sans les terrains marécageux inondés la moitié de l'hiver ... ca facilite le creusement des trous de plantations tongue

      • Dimanche 3 Avril à 19:22

        Vaste sujet en effet Isabelle! Merci pour tes conseils au sujet des terrains calcaires, David : je vais m'y tenir.

        *des bises et tous les deux et une douce fin de week-end*

        Cécile

    4
    renard micheline
    Dimanche 3 Avril à 08:37

    pour moi j'ai les deux façons et j'ai jamais perdu un rosier,j'en ai un de plus de 30ans ,et le point de greffe est au dessus terre alors que faut-il pensé;? bon dimanche à tous

     

    5
    Dimanche 3 Avril à 08:58

    Même si je ne suis pas une grande spécialiste, je dirais que le plus souvent c'est oui et c'est comme ça que je procède depuis quelques temps maintenant sur les bons conseils de "tu sais qui".

    Ici pas de problème de mulot ou de gel important (je ne me suis jamais préoccupée de butter les rosiers en hiver et je n'en ai jamais perdu un seul à cause du froid...Mes plus anciens, point de greffe non enterré, ont connu des hivers bien rigoureux sans se plaindre). Par contre, le gros avantage de planter bien profondément c'est la stabilité de la plante...le vent peut être redoutable dans mon jardin au point de déchausser certains sujets (si si !!). Et puis, last but not least, et c'est sans doute l'argument principal, c'est que le rosier aura un second système racinaire pour se nourrir...donc plus vigoureux. Mais, du coup, ce principe m'amène à l'interrogation suivante : pourquoi greffer les rosiers si c'est pour qu'ils se nourrissent sur leurs propres racines ???

    Je vois malgré tout deux exceptions pour lesquelles il vaut mieux, à mon sens, éviter d'enterrer le point de greffe (et la première découle de mon interrogation précédente) :

    - si on a une terre très calcaire, je ne suis pas sûre que laisser le rosier s'affranchir de son porte-greffe soit une bonne idée. Sinon, j'imagine que la chlorose est garantie ! (Mon rugosa Ruba, franc de pied, regrette bien de ne pas avoir de porte-greffe pour lui porter assistance)...bah oui, c'est pour ça qu'on greffe les rosiers : pour qu'ils soient adaptés au sol dans lequel on les plante ! Non, c'est pas ça ??

    - et puis, il y a le cas des rosiers galopants (genre la belle sultane) ou au contraire peu vigoureux (comme sunshine, chez moi)...le premier a la réputation de drageonner comme un fou et son porte-greffe est plus sage (je n'ai donc pas pris le risque d'enterrer le point de greffe) et le second (que j'avais d'abord planté profondément) s'est mis à émettre des gourmands depuis le porte-greffe (problème réglé depuis que je l'ai planté point de greffe en surface). Drageons et gourmands, ça n'est pas la même chose mais c'est tout aussi pénible ! Et je suis bien d'accord avec ce que dit Marie-Rose Fourcart : il est bien plus facile de supprimer un gourmand lorsque celui-ci est au niveau du sol. La galère pour aller le couper sous terre !!!

    En fait, je crois qu'il est assez difficile de donner une seule et unique règle de conduite et qu'il faut savoir s'adapter à sa terre, à son climat et à la plante qu'on veut installer chez soi...

    Bisous et bon dimanche :)

     

    6
    Dimanche 3 Avril à 09:06

    Même pratique que toi, mon climat m'y oblige! J'ai pourtant le souci lorsque je creuse à 40 cm de tomber sur une poche glaiseuse. Alors je draine, et je rehausse ma plante-bande pour que le point de greffe soit enterré quand même... Mais cela ne m'empêche pas - les hivers peuvent être rudes dans les Préalpes - de buter mes rosiers de compost maison tous les hivers (au moment où j'enlève les dahlias!). 

    Et voilà! Bon dimanche!

    7
    Nathalie
    Dimanche 3 Avril à 09:17

    Les premiers rosiers achetés ont été plantés avec le point de greffe affleurant le sol, je pensais que c'était la bonne manière. En début d'hiver, je butais chacun, et couvrais de feuilles le monticule. Ils ont survécu à des hivers rigoureux, mais c'est un travail fastidieux quand leur nombre s'accroît. Par la suite, j'ai enterré le point de greffe (entre 5 et 10 cm), et je trouve que l'aspect de l'arbuste est plus harmonieux, et la vitalité plus grande. Cet automne, j'ai planté 5 rosiers à racines nues, mais comme dit David, ils avaient été taillés court, et à peine quelques cm de tiges émergeaient du sol. Ils émettent de nouvelles tiges bien prometteuses. Est-ce que les rosiers plantés ainsi vont s'affranchir du porte-greffe? Car les rosiers issus de bouture ont tendance à s'étendre chez moi: j'ai un Chapeau de Napoléon qui vagabonde, m'obligeant à déplacer les vivaces qui l'entourent chaque printemps... Belle journée à tous!

    8
    Rose
    Dimanche 3 Avril à 09:31
    Bonjour Isabelle, Moi aussi je n'y prêtais pas attention et il y a 5 ans quand j'ai emménagé à Baisieux, Et que j'ai emmené mes 18 premiers rosiers, je dirais que je les ai enterrés jusqu'au point de greffe. Depuis,le terrain s'est modifié car nous avons préféré une pelouse au champ de pissenlits... Et je n'ai pas voulu toucher aux rosiers qui avaient vécu, pour certains, 2 déménagements. Aujourd'hui certains points de greffe sont donc "à l'air" et cela me pose même problème pour l'hiver, je dois les butter assez haut. Et puis il y a 4 ans je suis allée chez ton ami Daniel chez qui j'ai entendu "toujours enterrer le point de greffe". Aussitôt dit, aussitôt fait: les Albertine, Variegata di Bologna et Purple tiger ont plongé très bas... Et depuis 50 suivants aussi. Resultat: aucun souci, beaucoup plus simple pour l'hiver. Je le conseille même à mes copines... Merci Daniel ! Daniel est toujours de bon conseil (hé ça rime !je suis sûre qu'on lui a déjà dit)
    9
    Dimanche 3 Avril à 09:39

    Une questions très épineuse que tu aborde là.

    Chaque hiver, je plante entre 800 et 1000 rosiers, autant dire que je me suis déjà posé la question pas mal de fois. A l'école on m'a toujours appris à mettre le point de greffe au niveau du sol,maintenant beaucoup de gens conseil d'enterrer le pont de greffe.

     

    Personnellement, j'ai choisi le compromis, le point de greffe quelques centimètres sous le niveau du sol. Il y a une raison pour laquelle je ne veut pas planter les rosiers plus profondément : le désherbage futur des massifs. je m'explique, j'ai pour habitude de nettoyer les massif à la rasette chaque semaine. Lorsque le point de greffe est au niveau du sol, il y a juste un pied de rosier à nettoyer. Par contre, quand on plante le rosier plus profondément, il y a plusieurs départ des branches au niveau du sol, point de vue désherbage, c'est beaucoup plus contraignant.

    Bon dimanche Isabelle

    A+

    Pierre Lauwers

    10
    isabelle Thalasso
    Dimanche 3 Avril à 09:48

    Bonjour,

    jusqu'il y a 3 ans je n'enterrais pas le point de greffe et mes rosiers avaient un air dégingandé, et surtout, comme le dit Laurence moins de repousses de tiges bases. Dans mon nouveau jardin, les rosiers de ces deux dernières années ont le point de greffe enterré. J'ai peu d'années de recul mais ils me semblent avoir des branches plus grosses, mieux nourries, dirais-je.

    Par contre, enterrer à 20 cm, comme le préconise Daniel :  la terre est très argileuse en Brabant et c'est trop d'efforts de creuser si bas, moi qui suis seule à m'occuper du jardin. Aussi, comme dit plus haut, je ne comprends pas bien l'intérêt de ce que dit Daniel à propos du rosier qui s'affranchit de son porte-greffe. Quel est l'intérêt du porte-greffe, alors ?

    peut-être nous donnera-t-il sa réponse ?

    Bon dimanche

    11
    Dimanche 3 Avril à 10:02
    bonjour Isabelle, vaste sujet !
    Qui peut se résumer en deux points : tout dépend du climat et de la nature du sol.
    Je n'ai jamais enterré le porte-greffe et je n'avais aucune raison de le faire. Mais, j'ai toujours habité en pleine ville (pas de vent) et dans des régions aux hivers doux.De plus, si la terre est très calcaire, pas bon du tout d'ensevelir le rosier !
    Il n'y a donc pas une méthode meilleure que l'autre. Il faut analyser l'environnement de plantation tout simplement.
    Bon dimanche.
    12
    Dimanche 3 Avril à 10:10
    oups, je voulais dire : je n'ai jamais enterré le...point de greffe...
      • Dimanche 3 Avril à 13:55

        ...et je voulais ajouter, comme le soulignent déjà plusieurs de tes lectrices, quelle est la logique de choisir judicieusement le porte-greffe adapté au pH de son sol, si c'est pour enterrer le point de greffe et courir le risque de l'affranchissement ! Le porte-greffe perd alors toute son utilité...

         

    13
    Agnès
    Dimanche 3 Avril à 10:13
    Difficile pour une jardinière du dimanche de savoir qui croire en la matière. Mon premier rosier planté il y a plus de quinze ans a son point de greffe au dessus du sol et il est toujours vivant. Depuis que j'achète des rosiers en Belgique, je suis les conseils de Daniel et j'enterre le point de greffe. Cependant, intriguée par ces pratiques si différentes, j'ai fait quelques recherches sur le net pour essayer de comprendre laquelle de ces deux écoles avait raison. J'en suis arrivée à la conclusion que le choix du porte-greffe qui conditionnait l'usage de l'une ou l'autre des techniques de plantation. Les rosiéristes qui greffent leurs rosiers sur Rosa canina préconisent de ne pas enterrer le point de greffe. Les rosiéristes qui greffent sur Rosa laxa encouragent l'enfouissement du point de greffe. Il semblerait que Rosa laxa soit peu utilisé en France, contrairement à la Belgique, la Grande Bretagne ou les Pays Bas. André Eve, Delbard et bien d'autres rosiéristes français greffent sur Canina. Daniel ou David Austin greffent sur Laxa.
    De ces constatations, j'ai conclu que ces porte-greffes se comportaient certainement de manière différente et nécessitaient donc à une plantation adaptée à leurs caractéristiques. Notamment, il est possible que Rosa canina donne naissance à plus de gourmands que Rosa laxa. Aussi,si j'achète un rosier greffé sur Laxa, j'enterre le point de greffe, s'il est greffé sur Canina, je maintiens le point de greffe hors sol.
    Mais cette pratique est tout à fait personnelle et elle n'est issue que d'observations recueillies au fil de lectures. Il est possible que je fasse fausse route.
    J'habite en région parisienne, en ville, et il est rare que le hivers soient extrêmement vigoureux.
    Il serait vraiment intéressant qu'un scientifique nous donne un jour un avis clair sur le sujet.
    14
    marie-thérèse desvig
    Dimanche 3 Avril à 10:20
    depuis mon premier rosier planté il y a 50 ans, toujours point de greffe presque affleurant, butté que la première année, le vent peut être un PB comme chez Charlotte, et les gourmands apparaissent au pied ou plus loin malgré tout; nous avons des mulots, je n'y avais jamais pensé mais ils sont peut-être la cause de l'affaiblissement de certains de mes rosiers

    cette année grand changement!!! j'ai acheté 16 rosiers produits par Daniel et j'ai fait comme il a dit, très enterrés; inquiète quand même, je lui ai posé la question plusieurs fois ainsi qu'à Isabelle pour expliquer ma terre lourde et la situation du jardin, la réponse a toujours été la même: enterrez! même pour Phénomène Rouge, un rugosa qui avait, avant plantation, trois superbes bourgeons au collet et dont je me demande s'ils auront la force de sortir. Isabelle, sollicitée m'a dit d'enterrer quand même!

    ce qui m'a le plus convaincue, c'est la promesse d'une vigueur accrue et ce PB de mulots; d'autre part il y a quelques années un très fort gel tardif a brûlé les parties aériennes de certains rosiers, les alluvions d'une inondation avaient enterré les collets profond; ils sont repartis du sol

    Et surtout, j'ai fait confiance pour choisir des rosiers de Warren que je n'ai jamais vus qu'en photo, alors quand on accorde sa confiance, autant le faire jusqu'au bout. J'ai même fait pire pour moi, je t'ai écoutée Isabelle, je n'ai rafraîchi que les racines à la plantation, pas retaillé du tout les branches, très tentée pourtant, mais il fallait bien qu'ils dépassent du niveau du sol! et pour le moment, ça pousse bien; trop tôt pour me faire une opinion ici
    15
    Annick
    Dimanche 3 Avril à 10:40

    Bonjour Isabelle, dans notre association  des " piqués de la rose " on préconise d'enterrer le point de greffe; je n'ai pas assez de recul mais je pense qu'effectivement ça leur donne plus de résistance au vent.. Le gel en Bretagne n'étant pas bien dangereux, quoique... Bon dimanche!

     

    16
    Dimanche 3 Avril à 12:23

    Ben en fait que le point de greffe soit enterré ou pas ça n'empêche pas les gourmands, s'il n'est pas enterré ça permet juste de repérer ceux du porte greffe (ça c'est pour les noobs tongue). Pour les drageons... c'est net que certains rosiers drageonnent beaucoup, enterrer le point de greffe c'est leur permettre de le faire... mais bon c'est dans leur nature, les Rugosa sont connu pour ce caractère. 

    Pour ma part j'ai lu sur Rustica que dans les régions douces il n'était pas nécessaire d'enterrer le point de greffe. Je  débutais j'ai donc suivi ce conseil. Puis j'ai lu ce que disait Daniel et d'autres... Mon problème  sur l'affranchissement du rosier c'est pour les terres calcaires... et oui est ce que je ne risque pas de l'affaiblir ! après tout ce n'est pas pour rien que je choisi un porte greffe canina ou laxa.  Du coup je suis empêtrée dans un sacré dilem... Comme je nourri bien mes rosiers j'ai décidé que maintenant j'enterrai le porte greffe. Je l'ai fait pour mon rosier grimpant Summer Wine car c'est net que le point de greffe est un talon d'achille pour eux, ainsi que pour les rosiers de Warren. Après pour mes rosiers les plus anciens je laisse comme c'est, pour les plus récents je vais étudier leurs origines pour voir s'ils ne sont pas trop calcifuge. Et peut être que l'hiver prochain je referai quelques plantations. Et comme j'ai reçu quelques boutures je tente cette année mes premiers rosiers sur leur propre racine. Je pense que je vais en apprendre beaucoup sur ma terre !

    Autant te dire que tout ça m'a fait sacrément  cogiter he

    Je trouve le point de vue de Pierre très intéressant !

      • Dimanche 3 Avril à 19:27

        Merci Lydie, ton expérience m'est précieuse.

        *des bises et une douce fin de week-end*

        Cécile

    17
    Dimanche 3 Avril à 13:08
    sophie celin

    je suis en terrain archi caillouteux, du silex à revendre , et creuser est vraiment un pensum. J'ai toujours l'impression d'avoir fait un trou assez grand et à l'arrivée le rosier flotte toujours au dessus du niveau du sol :-D le seul qui soit vraiment enterré est "crocus rose " de David Austin et il ne fait aucune nouvelle à la base , du coup je me dis que c'est pas si mal mon flottement ;-)

    18
    Dimanche 3 Avril à 13:26

    Depuis que j'ai lu je ne sais plus où, que ne pas enterrer le point de greffe faisait que le rosier mourrait plus vite, ce qui faisait la joie des vendeurs, j'enterre , j'enterre !

    Bises

    19
    Sylvaine
    Dimanche 3 Avril à 19:45
    Sylvaine

    Eh ben moi, je n'enterre pas le porte-greffe parce que si je demande exprès un porte-greffe canina ou laxa , ce n'est pas pour faire joli mais parce que mon rosier ne peux pas vivre sans dans la terre archi calcaire du jardin. Donc pas question qu'il fasse ses propres racines !

    Bisous et bonne soirée

    20
    Oudinet
    Dimanche 3 Avril à 19:49

    Je n'enterre pas le porte greffe terre calcaire chez moi également et je butte mes rosiers l'hiver et je n'ai jamais perdu de rosier . Bonne soirée Isabelle

     

    21
    Dimanche 3 Avril à 19:49

    Je n'ai pas assez d'expérience pour constater ce qui est le mieux. Je n'enterre pas le point de greffe parce que j'ai été conseillé par André Eve de ne pas le faire pour les rosiers qui venaient de chez lui en tout cas et aussi parce que je n'ai pas la force de creuser ma terre trop profondément. lol ! Je butte mes jeunes rosiers le premier hiver mais les hivers sont doux en ce moment mais les merles les dégage. Pour l'instant je n'ai aucune perte mais je n'ai que 4 ans de recul. Pas assez donc. Bonne soirée

    22
    Emmanuelle
    Dimanche 3 Avril à 20:55

    Quelle article et que les commentaires sont parfait pour moi qui est novice bien que j'ai des rosiers depuis 30ans au jardin mais cela le point de greffe n'était pas enterré les nouveaux depuis 3ans j'enterre au vu de ce que j'ai lu chez toi ,est ce mieux..... mes rosiers de  30ans tiennent le coup les plus récents je n'ai pas assez de recul  mais tout le monde ce porte bien ici ,je les nourris  bien tout les ans

    C'est vraiment intéressant de lire tout les avis des uns et des autres donc je retiens enterré c'est ce qui ressort de cet article

    23
    Lola
    Dimanche 3 Avril à 22:07

    Bonne nuit:

    Sigo su blog con interés y aprendo de él.

    Desde mi jardín del norte de España le envio un cariñoso saludo.

    24
    Lundi 4 Avril à 06:19
    Marie-Claude
    Je n'enterre jamais le point de greffe, ce sont les habitudes françaises et je n'ai jamais eu de rosiers gelés à cet endroit , lors des fortes gelées les tiges peuvent en partie souffrir mais pas le point de greffe.
    Je comprends que les pays nordiques le fassent car ils ont des hivers bien plus rigoureux que les nôtres.
    MC
    25
    Lundi 4 Avril à 06:24
    Marie-Claude
    J'aime beaucoup la conclucion de Charlotte
    26
    hélène
    Lundi 4 Avril à 11:44

    Etant en climat montagnard, j'ai toujours enterré les points de greffe. Soit sur quelques cm soit plus profondément quand c'est possible. J'ai jamais perdu aucun rosier à cause du froid et il a fait -28° ... Le problème c'est plus la neige de printemps comme pour d'autres plantes qui n'aiment pas la neige sur les jeunes feuilles.

    Par contre, ils sont choisit bien rustiques et les "noisettes" par exemple ne sont pas au jardin. Il y a tellement de choix qu'on peut parfaitement faire un jardin de roses avec des plantes rustiques.

     

     

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